Un gros mot, le mot est fort. Le mot est fort, il est bruyant. Ouvert. A gorge déployée, sans filtre, à la lune. Gueule. Le son est fort. Le violon racle et apostrophe la cornemuse hululante. Les mélodies intérieures, la langue qui claque, les os qui craquent, les poils qui frottent. La gueule dans la musique de la nuit. Gueule. Permanence grimaçante, hurle et suis le bourdon au fond de la tête. Gueule.
Ce bal là c’est de la transe ! N’en déplaise aux grincheux, ça transpire, ça transporte, ça transforme. Ce bal là il va nous retourner comme ces crêpes sucrées salées que l’on dévore aux fringales de minuit.